Les Neurosciences comme levier de transformation durable: du mode réactif automatique à des choix plus conscients et alignés - par Sara DRICI coach en Neurosciences appliquées et sensorialité
Sara et Julie De Maison SamarahShare
On croit souvent que changer repose sur la volonté et le mental, alors que comprendre ses mécanismes (pensées, émotions, ressentis, croyances, drivers…) peut aider à retrouver de la clarté, réguler stress et charge mentale et agir de façon plus consciente et alignée.
Préambule
Il y a des périodes où l’on continue d’avancer avec application, sérieux, sens du devoir. En apparence, tout tient. En réalité, quelque chose se fissure : la fatigue s’installe, la charge mentale déborde, les émotions deviennent plus difficiles à réguler, le sens se brouille. On se sent à la fois présente partout et absente à soi.
Je m’appelle Sara Drici, je suis coach en Neurosciences appliquées et sensorialité.
Mon travail consiste à accompagner celles et ceux qui veulent prévenir le Burn-out et la rechute, mieux comprendre un éventuel Bore-out ou Brown-out, réguler leur stress, alléger leur charge mentale, mieux gérer leur temps et leur énergie, et développer leur adaptativité : cette capacité à sortir des modes automatiques réactifs pour faire des choix plus conscients et plus alignés.
Mon approche est née d’une bascule personnelle…
Du contrôle à la bascule : quand le corps dit stop !
Après 15 ans d’exercice comme architecte d’intérieur libérale, je traverse un Boreout et je frôle le Burn-out (une 2e fois !!!).
Intérieurement, je me vois littéralement basculer vers l’impensable : je suis épuisée, à bout de nerfs et surtout je me sens dépassée ! Je décide de tout plaquer parce que pour moi c’est vital !
Je me revois dans cet entre-deux si particulier : pas de grand discours, aucun plan B bien ficelé, juste un STOP ! Parce qu’à ce moment-là je comprends que continuer n’est plus une preuve de courage ou de savoir-faire, mais la meilleure manière m’abandonner moi même, encore une fois !
Tout en moi hurle STOP, ma tête et surtout mon corps ! Parce que lorsque le corps dit stop, il ne dramatise pas : c’est un signal fort, que bien souvent on ne comprend que lorsqu’il est trop tard !
Le Burn-out est défini par l’OMS, dans la CIM-11, comme un syndrome résultant d’un stress chronique au travail qui n’a pas été géré avec succès. L’OMS précise qu’il s’agit d’un phénomène lié au travail, et non d’une condition médicale en tant que telle.
La HAS le décrit, elle, comme un épuisement physique, émotionnel et mental lié à un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel.
Cette précision compte. Parce qu’elle permet de sortir des raccourcis. Pour autant, tout épuisement n’est pas “un Burn-out”.
Se sentir mal ne veut pas dire que l’on manque de volonté. Et non, mettre des mots sur ce que l’on vit n’est pas se coller une étiquette : c’est déjà commencer à faire le point.
La question qui a tout changé : sens, valeurs et besoins
10 ans auparavant, j’ai 30 ans.
A l’époque, j’avais mis mon activité d’indépendante entre parenthèses pour travailler dans une agence qui me faisait rêver : je voulais apprendre des meilleurs et apprendre à réaliser de magnifiques projets avec de gros budgets… Mais voilà, ce n’était jamais assez : il fallait venir tôt, rester plus tard, ne pas compter ses heures… « Le client est Roi »… quant au salaire… (No comment !)
Ma vie bascule quand un diagnostic médical me fait prendre conscience que j’ai sacrifié ma santé et mon bien-être, pour un métier, qui certes me passionnait, mais me drainait littéralement.
Pour couronner le tout, je vis une rupture amoureuse, je repars vivre chez mes parents (Heureusement ils ont toujours été là pour moi) … je traverse un épisode dépressif qui va durer des années mais qui va aussi être le point de départ de mes prises de conscience et de mon Développement personnel.
La question fondatrice qui m’a accompagnée est restée la même : « Pourquoi restons-nous dans des situations inconfortables voire délétères en invoquant des arguments légitimes, qui s’effondrent souvent lorsqu’il est trop tard ? »
Cette question a déplacé mon regard une nouvelle fois, mais autrement. J’ai cessé de me demander uniquement comment “tenir”, comment “faire face”, comment “gérer encore un peu”.
J’ai commencé à interroger le fond : ma manière d’incarner mon rôle (mes
masques), les impacts sur ma vie personnelle, mes besoins, mes valeurs, mes loyautés invisibles, mes peurs, mes automatismes…
C’est cette quête de sens qui m’a menée vers la création d’une activité plus alignée avec mes besoins, ma vision et mes valeurs.
Aujourd’hui, j’accompagne avec une approche que je voulais fidèle à ce que j’aurais aimé trouver moi-même : holistique, incarnée, exigeante et nuancée.
Une approche qui associe Neurosciences appliquées, sensorialité, Développement personnel et Spiritualité.
J’aime reprendre l’expression de Natacha Calestremé qui évoque les épreuves de la vie comme des “cadeaux mal emballés”. Parce que bien souvent, avec du recul, on y découvre les pièces essentielles du puzzle de notre évolution.
Pourquoi les Neurosciences et la Sensorialité ?
On parle beaucoup de Mental, de Mindset, de Motivation. Beaucoup moins du corps quand il se coupe de ses signaux, se fige, s’emballe ou s’éteint. Pourtant, comprendre un minimum ce qui se joue en nous peut déjà ouvrir l’espace de nos prises de conscience.
1. Nous ne sommes pas condamnés à répéter les mêmes comportements et schémas
La Neuroplasticité désigne la capacité du système nerveux à modifier son activité en réorganisant ses structures, ses fonctions ou ses connexions en réponse à des stimuli internes ou externes. Autrement dit, le cerveau n’est pas un bloc figé : il apprend, s’adapte, se reconfigure.
C’est une notion précieuse en Coaching de vie comme en Coaching professionnel, car elle invite à une lecture moins fataliste de nos habitudes.
Ne pas savoir poser ses limites, sur-réagir au stress, procrastiner, se sur-adapter ou
s’oublier n’est pas une fatalité ou une identité (« je n’ai pas le choix ! » « Je suis comme ça ! »).
Ce sont des fonctionnements installés du fait de nos expériences et de nos croyances et donc potentiellement transformables avec du sens, de la répétition, du cadre et des expériences nouvelles.
2. Sortir de la réaction automatique et aller vers plus de conscience et d’alignement
Pour vulgariser simplement, j’explique souvent qu’il existe en nous un dialogue
permanent entre des zones impliquées dans la planification, la priorisation et la prise de décision — notamment le cortex (pré)frontal — et des circuits davantage liés au traitement émotionnel, le système limbique et l’amygdale.
Quand la surcharge s’installe, beaucoup de personnes ont l’impression de “savoir” ce qu’elles devraient faire, sans réussir à le faire.
Ce décalage est essentiel à appréhender parce qu’il ne traduit pas forcément un manque de lucidité, mais souvent une difficulté à retrouver assez de disponibilité intérieure pour arbitrer sereinement.
3. Les biais cognitifs: des raccourcis qui nous raconte une histoire partielle
Les biais cognitifs sont des raccourcis, des distorsions prévisibles du jugement et de la décision.
Dans la vie quotidienne, cela peut ressembler à ceci : minimiser son état parce que “d’autres vivent pire”, surestimer ce que l’on peut encore encaisser, rester dans une situation parce qu’on y a déjà tellement investi, ou croire que changer serait forcément plus risqué que continuer.
Rester dans une dynamique qui épuise par loyauté (consciente ou non), pour une
certaine stabilité ou une image de Soi “forte” peut sembler rationnel… jusqu’au moment où tout s’effondre.
4. Régulation émotionnelle et respiration : retrouver un peu de marge
La régulation émotionnelle consiste à modifier la nature, l’intensité ou la durée d’une
émotion. Des travaux montrent que le cortex préfrontal participe à cette régulation.
Une respiration lente, comme la « Cohérence Cardiaque® » peuvent contribuer à
réguler le stress.
C’est précisément la posture que je privilégie : ni promesse miracle, ni jargon intimidant.
Simplement des outils qui peuvent aider à se recentrer, à se reconnecter au corps, à
redevenir plus présente à ce que l’on ressent.
Exemple concret : avant une réunion, un appel difficile ou une décision importante, revenir quelques instants à la respiration et aux sensations corporelles peut aider à réduire l’emballement intérieur et à retrouver un peu d’appui.
Burn-out, Bore-out, Brown-out : comprendre et s’évaluer sans se juger
Le ministère du Travail rappelle que le Burn-out renvoie à un épuisement physique,
émotionnel et mental lié à un investissement prolongé dans des situations de travail
exigeantes sur le plan émotionnel ; que le Bore-out est associé à l’ennui, à la sous utilisation des compétences et au manque de stimulation ; et que le Brown-out renvoie à une perte de sens perçue dans l’activité professionnelle, pouvant conduire au désengagement et à l’exécution des tâches de manière automatique.
Je trouve ces nuances importantes, car elles permettent de clarifier ce que l’on traverse sans se réduire à un mot. On peut être fatigués sans être en Burn-out. On peut être très active et pourtant en Bore-out. On peut continuer à “faire le job” tout en ressentant un Brown-out profond.
Comprendre cela, c’est déjà sortir d’une forme de honte. C’est cesser de croire que l’on dramatise. C’est remettre de la clarté là où tout se mélange : fatigue, perte de motivation, irritabilité, impression de vide, débordement, déconnexion.
Stress, anxiété, charge mentale : ce que le coaching peut transformer
Je ne conçois pas le coaching comme une injonction à “mieux performer sous pression”.
Pour moi, un accompagnement digne de ce nom doit permettre autre chose : faire le point, comprendre ses déclencheurs, observer ses automatismes, reconnaître ses
besoins, remettre du choix là où tout semblait se faire en pilote automatique.
En s’appuyant sur les Neurosciences appliqués, le coaching peut alors contribuer à :
- clarifier ce qui relève du stress, de la surcharge mentale, d’un désalignement ou d’une perte de sens ;
- repérer des signaux faibles avant la rupture ;
- retrouver une relation plus juste au temps, à l’énergie et aux priorités ;
- développer des habitudes plus durables plutôt que des sursauts de motivation;
- renforcer la capacité à poser des limites et à passer à l’action de manière plus
consciente.
Dans certains parcours de vie, cette transformation passe aussi par l’histoire relationnelle.
J’accorde une place importante, sans voyeurisme ni diagnostic, aux sujets de relations toxiques, d’emprise ou de dépendance affective.
Parce que derrière la surcharge, l’épuisement physique et mental, ou l’incapacité à se prioriser, il y a parfois des blessures émotionnelles plus anciennes : peur de décevoir, difficulté à recevoir, besoin d’être indispensable, sur-adaptation, confusion entre amour et attachement.
Apprendre à s’accepter, à se prioriser, à construire des relations équilibrées et à
développer la capacité à recevoir autant que donner n’a rien d’accessoire. C’est souvent au cœur du rééquilibrage.
Passer de l’adaptabilité à l’adaptativité
Adaptable et adaptatif sont des termes proches mais qui ne désignent pas exactement la même chose.
Être adaptable signifie s’ajuster à une situation lorsqu’elle se présente, souvent en la
subissant : la personne se plie à l’événement tel qu’il est (contrainte).
Se montrer adaptatif c’est être en mesure d’observer la situation qui se présente avec du recul et choisir consciemment la réponse la plus pertinente : l’ajustement est conscient stratégique selon ses besoins/ valeurs…(flexibilité)
Cette distinction renvoie, dans mon approche, à une capacité plus fine :
observer ce qui s’active en soi, sortir des réactions automatiques, et revenir à des choix plus conscients, plus ajustés, plus alignés.
S’adapter ne veut plus dire tout accepter, mais au contraire:
- reconnaître qu’une situation ne nous convient plus ;
- identifier le moment où l’on fonctionne en mode réflexe ;
- faire une pause plutôt que répéter ;
- redéfinir ses critères de réussite ;
- oser un passage à l’action qui respecte davantage ses valeurs.
C’est là que se joue, souvent, le vrai Switch. Non pas devenir une “meilleure version” abstraite de Soi. Mais Re-devenir quelqu’un qui s’écoute assez pour ne plus se trahir systématiquement.
REGEN, mon accompagnement en 5 étapes pour renaître à Soi en 9 semaines.
J’accompagne les femmes, hypersensibles, souvent des profils neuro-atypiques (pas toujours assumé) qui souhaitent retrouver de la clarté, prévenir un Burn-out ou éviter une rechute, préserver leur santé physique et mentale, réguler leur stress, alléger leur charge mentale, retrouver un meilleur équilibre ( pas seulement pro- perso ), et remettre du sens, de l’énergie, de l’alignement et développer une activité en accord avec leurs besoins et valeurs.
Mon approche croise :
- les Neurosciences appliquées ; les mécanismes cérébraux à l’origines de nos
pensées, émotions et comportements : - la Sensorialité, la reconnexion à ses ressentis émotionnels ET physiques
- le Développement personnel
- une dimension plus Spirituelle, quand elle fait sens pour la personne, avec une
perception de Soi dans une dimension plus Grande, comme faisant partie d’un
Grand Tout interconnecté.
Tenir « bon » c’est se trahir. Comprendre ses fonctionnements, c’est déjà reprendre un peu de pouvoir. Se recentrer n’est pas renoncer, c’est la condition pour avancer enfin de manière plus juste.
Si vous sentez que quelque chose déborde, se fige ou perd son sens, vous pouvez
commencer par un pas simple et sécurisant : faire le point.
Je vous propose un appel découverte gratuit de 30 minutes : https://calendly.com/saradrici-holiki/echangegratuit
Et inscrivez-vous à la Newsletter eSENSiel.le ( https://bit.ly/formulairedinscriptionholiki) pour être informés des actualités, recevoir des ressources et réflexions utiles, et être prévenus en avant-première du lancement de mon podcast inSOULanceTM , l’audace d’être Soi.
J’y ouvrirai des partages et des conversations autour des Neurosciences, de la Physique quantique, du stress, des transitions de vie, des mécanismes intérieurs et de cette façon très concrète de revenir à soi sans se raconter d’histoires…
SITE INTERNET : www.holiki.fr
Important : le Coaching ne remplace pas un suivi médical, psychologique ou psychiatrique. Lorsqu’une situation le nécessite, il doit s’inscrire en complémentarité d’une prise en charge adaptée.
Mon approche s’inscrit dans une démarche intégrative alliant pratiques allopathiques et holistiques.